LES EXCUSES, bonnes ou mauvaises conseillères ?


J’ai choisi d’écrire cet article suite au constat que j’ai pu faire au travers de mon expérience de coaching. Ce constat est le suivant : dans la majorité des cas, les personnes qui décident de se faire coacher sont des personnes qui ont déjà beaucoup souffert de leur situation (parfois depuis de nombreuses années !). En effet, la souffrance et le mal-être sont de puissants leviers de motivation pour nous pousser à prendre les choses en main. Mais je trouve tellement regrettable de devoir en passer par-là pour enfin prendre le problème à bras-le-corps et s’occuper de son bien-être. Je me suis interrogé sur les raisons qui poussent à attendre que la situation devienne presque intenable pour enfin se décider à agir. J’ai cherché à comprendre pourquoi les personnes qui ont identifié leur besoin et le domaine dans lequel elles devaient grandir ne passent pas à l’action avant que la situation ne dégénère.


Alors, qu’est ce qui nous empêche d’aller vers ce qui est important pour nous ? Lorsque je demande à mes clients ce qu’ils ont entrepris dans le passé pour tenter de résoudre leur problème, je suis souvent surpris de la réponse. Parfois, la réponse est « rien du tout » ou « pas grand-chose ». La plupart du temps, ils ont essayé 1 ou 2 solutions mais ne sont pas aller plus loin. Ils reconnaissent avoir ensuite trouvé des excuses pour ne pas persévérer dans leur démarche. Quelles sont les excuses que nous nous trouvons pour justifier de rester dans l’inconfort alors que des solutions existent ? Voici une liste des excuses les plus courantes :


« J’ai vraiment pas le temps » :


À quelques exceptions près, nous ne travaillons pas 70 heures par semaine. Si nous sommes parfaitement honnêtes avec nous-même, nous avons du temps libre dans notre journée. Nous décidons (consciemment ou non) de consacrer ce temps à certaines choses plutôt qu’à d’autres. Pour certains d’entre nous, il est très facile de se convaincre que du temps est disponible. Il suffit de consulter le temps d’écran dans les paramètres de son téléphone portable. Loin de moi l’idée de porter un jugement sur la façon dont chacun utilise son temps. J’ai moi-même des occupations qui paraitraient bien futiles à certains d’entre vous. Ce que je veux mettre en évidence, c’est que nous pouvons nous libérer du temps si besoin. Même pour les personnes qui ne sont pas des adeptes des réseaux sociaux, du « scrolling » et autres activités chronophages sur écran, il reste du temps disponible. Même avec une vie de famille, des enfants, des loisirs, il est possible de libérer une heure par semaine ou tous les 15 jours pour avancer vers un objectif important pour soi. J’évoquais plus haut l’exception de la personne qui travaille 70 heures par semaine. Cette personne, plus que toute autre, aurait intérêt à « travailler » une heure de plus par semaine sur sa gestion du temps ou son équilibre vie pro/vie perso. J’ai pris ce cas particulier mais, de manière générale, résoudre un problème récurrent permet de se libérer du temps par la suite. Il faut aussi garder à l’esprit qu’un accompagnement de coaching est cadré dans le temps ou limité en nombre de séances. Les créneaux dédiés au coaching sont donc temporaires. Sans oublier que l’un des objectifs du coaching est de vous rendre autonomes, dans les meilleurs délais, par rapport à la difficulté qui vous amené à entamer cette démarche.


« J’ai pas l’énergie » :


En effet, se lancer dans un coaching demande une certaine énergie. C’est une démarche active dans laquelle on s’engage à trouver des solutions et mettre en place de nouveaux comportements pour obtenir de nouveaux résultats. Si vous êtes malades ou complètement épuisés, il est nécessaire de vous soigner et de vous reposer avant d’entreprendre un coaching. Si votre manque d’énergie est la conséquence des difficultés que vous n’arrivez pas à résoudre ou d’une perte de connexion avec ce qui important pour vous, le coaching est alors parfaitement approprié. Il n’y a rien qui ne mette plus en énergie que d’avancer vers ce qui est important pour soi. Une personne timide qui dépasse sa peur du regard des autres et s’exprime sereinement devant un groupe va avoir l’impression de remporter les jeux olympiques. Nos grandes victoires personnelles nous font ressentir une énergie incroyable. Rappelez-vous de vos victoires passées, le moment où vous avez conquis l’élu(e) de votre cœur, où vous avez obtenu un diplôme ou un poste important, où vous avez acheté votre 1er bien immobilier… Dans quel niveau d’énergie étiez-vous ? Quant serait-il si vous parveniez à trouver la solution à un problème que vous traînez depuis plusieurs mois ou plusieurs années ? Leur meilleur moyen de vous nourrir en énergie et de vous reconnecter à vos valeurs hautes et d’avancer dans un domaine important à vos yeux,. Alors si vous n’avez pas d’énergie, faites quelque chose d’important pour vous et vous en obtiendrez à coup sûr.


« J’ai pas les moyens » :


Se faire coacher implique de dépenser une certaine somme d’argent, quel que soit le domaine. Que vous fassiez appel à un coach pour transformer votre corps, apprendre la cuisine japonaise ou à vous exprimer en public, cela a un coût. Certains diront que c’est cher mais pour estimer justement la valeur d’un service, il faut mesurer les résultats qu’il apporte et les répercussions positives dans la vie de celui qui en bénéficie. Quelle valeur seriez-vous prêts à investir dans un coaching qui vous permet de résoudre un problème récurrent et très pénalisant pour vous ? Le « timide » dont je parlais plus haut qui a remporté sa « médaille olympique » ne regrette surement pas le moindre euro investi dans sa transformation. Quel que soit le changement que vous voulez obtenir pour être pleinement épanoui(e), il mérite que vous y investissiez de l’argent. Cela dit, on peut avoir un réel désir de changement et connaitre une situation financière délicate. Dans ce cas-là, n’est-il pas possible de faire quelques restrictions sur une période limitée ? De demander une avance à la famille ou à des proches ? De mettre en vente des objets dont on n’a plus l’utilité ou toutes autres solutions auxquelles nous n’aurions pas pensé spontanément ? Dernier point concernant l’argent, l’investissement est quelque chose qui engage. Des études ont démontré que les taux d’absentéisme et de non certification à une formation étaient plus élevés pour les personnes ayant obtenu un financement. Les personnes qui règlent de leur poche le coût de la formation sont généralement plus investies et ont donc plus de chance de réussir. En coaching, c’est un moyen de donner de la valeur au travail que vous allez entreprendre. J’ai pu en faire l’expérience par moi-même lors de mon démarrage d’activité. J’ai proposé dans un premier temps un règlement à la séance. J’ai constaté que le niveau d’implication n’était pas forcément très élevé au départ et que les personnes avaient tendance à décaler les premiers rendez-vous. De manière inconsciente, elles s’investissaient à la hauteur de ce qu’elles avaient investi financièrement dans le coaching. En proposant par la suite un pack de coaching, avec un règlement en 2 à 3 fois, j’ai pu mesurer la différence d’attitude et d’investissement chez les personnes que j’accompagnais.


« C’est pas le bon moment » :


La question du timing est finalement assez simple à appréhender et va inclure l’une ou plusieurs des excuses évoquées ci-dessus. « C’est compliqué en ce moment car je n’ai pas le temps, l’énergie, l’argent (rayer les mentions inutiles)... ». Vous connaissez peut-être ce proverbe chinois : « Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment est maintenant ». Si vous avez tendance à reporter les choses importantes que vous avez à faire, c’est peut-être que vous ne parvenez plus à les relier avec vos valeurs hautes. Peut-être que vos priorités ont simplement évoluées. Peut-être qu’il est nécessaire de comprendre comment les actions que vous voulez entreprendre peuvent nourrir d’une façon ou d’une autre vos valeurs importantes. Prenons un exemple. Vous avez prévu de faire du sport après le travail mais en rentrant chez vous la motivation a disparu. 2 options s’offrent à vous. Option n°1 : reporter/annuler la séance. Option n°2 : faire la démarche de relier cette séance de sport à ce qui compte vraiment pour vous : « cette séance va me permettre d’être en meilleure santé, de rester attirant aux yeux de ma/mon partenaire, de muscler ma persévérance dans les moments compliqués où j’envisage d’abandonner... Si aucune de ces raisons ne parvient à vous mobiliser, alors l’option 1 est la plus appropriée. Dans ce cas, vous pouvez remercier la partie de vous qui s’est démotivée car elle vous a évité de gaspiller du temps pour quelque chose qui n’avait pas vraiment de sens pour vous.


« Ça finira par passer… » :


Faire preuve d’optimisme est une bonne chose dans la plupart des situations. Mais penser que les problèmes vont disparaitre comme par magie semble un peu utopiste. D’autant plus si les problèmes en question se manifestent de manière récurrente dans notre vie. Dans certains contextes, tout ce qu’on a cherché à repousser jusque-là nous revient en plein visage tel un boomerang. Toutes ces choses que l’on a tenté d’enfouir et qui n’ont jamais été vraiment réglées ressurgissent de façon éclatante. Il arrive que ce genre de crise fasse émerger des prises de conscience. Ce ras-le-bol nous amène à vouloir changer et à régler le problème une bonne fois pour toute. Mais la crise finit par passer, la situation redevient progressivement plus confortable et les prises de conscience salutaires du moment s’évaporent… Tout ce qui nous paraissait alors comme une évidence perd soudainement de son importance… jusqu’à la prochaine crise. Oui, car tant qu’un problème n’est pas réglé, il continuera de se manifester. Plus on néglige les messages que la vie tentent de nous faire passer, plus ils nous sont adressés de manière brutale. On n’en revient à la souffrance que l’on est capable de supporter avant de se décider à agir…


« Oui mais moi c’est pas pareil, je suis un cas désespéré… » :


Si c’est la petite voix intérieure que vous entendez, vous avez réellement besoin de vous faire accompagner. Mais paradoxalement, vous n’êtes pas encore prêt pour cela. Je m’explique. Pour avancer en coaching, il est essentiel pour le coaché de prendre conscience de sa part de responsabilité dans la situation qu’il est en train de vivre. Si vous attribuez les difficultés que vous vivez aux autres, à la fatalité ou à je ne sais quelle autre raison, vous ne pourrez pas avancer. En adoptant la position de victime des circonstances, on se rend incapable de résoudre par soi-même son problème. Par conséquent, on attend que quelqu’un d’autre s’en charge pour nous (un sauveur) et on n’entreprend donc rien pour le solutionner. Le travail du coach sera alors de favoriser les prises de conscience nécessaires et de vous responsabiliser afin de vous impliquer dans votre démarche de changement. C’est seulement à partir de là que le coaching pourra être efficace. Je tiens à préciser qu’il existe certaines circonstances où l’on est réellement victime de son environnement. Pour ces rares exceptions, la priorité n’est pas le coaching mais bien de s’extraire de cet environnement néfaste et de trouver les solutions (organisationnelles, médicales ou légales) qui s’imposent.


Pour conclure :


Je conclue en vous invitant à faire preuve de bienveillance envers vous-même et à cesser de vous maltraiter. Si un problème vous met réellement en difficultés, et que vous ne trouvez pas de solution satisfaisante par vous-même, je vous encourage à passer à l’action sans plus attendre. Faites-vous coacher, que ce soit par moi ou une autre personne susceptible de vous accompagner efficacement. Mais ne laisser pas votre mal-être devenir un état habituel. Si vous désirez vraiment quelque chose mais qu’une excuse commence à prendre forme dans votre esprit, prenez le temps de la considérer honnêtement. Les excuses peuvent naître de nos peurs et de nos conditionnements et dans ce cas venir brouiller le message et nous faire perdre de vue ce qui est vraiment important pour nous. Mais Les excuses ne sont pas forcément des ennemies. Elles peuvent également nous amener à repousser les choses ou personnes qui ne nous correspondent pas. Elles peuvent nous éviter de partir dans la mauvaise direction et préserver réellement nos ressources (temps, énergie, argent…). Tentez sincèrement d’identifier votre réaction au moment d’entreprendre une action importante ou de prendre une décision. Est-ce simplement un mécanisme de protection qui s’enclenche parce que j’ai peur du changement, de l’échec ou de ce que les autres pourraient en penser? Est-ce que cette action ou ce choix fait vraiment sens pour moi ? Si après ce rapide travail d’introspection vous ne parvenez pas à contourner les difficultés qui se présentent spontanément, c’est peut-être simplement le signe que le jeu n’en vaut pas la chandelle pour vous. Et c’est très bien ainsi. Vous aurez évité de vous disperser et vous pourrez concentrer vos ressources sur ce qui est essentiel pour vous. Mais si les excuses proviennent de vos peurs ou de limitations internes, il serait préférable de travailler sur cette partie de vous-même qui préfère maintenir le statu quo, aussi inconfortable soit-il.


Si vous souhaitez faire le diagnostic précis de votre situation actuelle et obtenir un maximum de clarté, je vous propose de me contacter pour programmer un entretien téléphonique 100% offert. Je m’engage à faire de cet échange un moment précieux et utile pour vous.Si je pense que je peux vous aider, et que vous êtes le type de personne que je souhaite accompagner, je vous expliquerais ce que j’ai à offrir à la fin de notre échange. Si ce n’est pas le cas, je vous redirigerai vers une personne ou une ressource qui peut réellement vous aider et vous apporter de la valeur. Plus d’excuse pour ne pas passer à l’action ;-)

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