LE FANTASME DE NE PLUS RESSENTIR AUCUN STRESS LORS DE SES PRISES DE PAROLE EN PUBLIC :

Dernière mise à jour : 24 nov.




En début d’accompagnement, je prends un temps avec chaque personne que j’accompagne pour l’aider à clarifier son objectif. L’une des étapes de cette clarification consiste à amener la personne à se projeter dans le futur et à décrire ce qui est différent pour elle une fois son objectif atteint. Dans un premier temps, j’obtiens régulièrement ce genre de réponse :


« Je suis définitivement débarrassé(e) de la peur. », « je suis confiant(e) en toute circonstance. », « je suis parfaitement détendu(e) lors de mes prises de parole en public ».


Il y a certains inconvénients à envisager l’objectif de cette façon. Déjà, ce n’est pas réaliste et ce n’est pas forcément souhaitable. Car en considérant bien la question, l’atteinte de l’objectif ainsi formulé pourrait porter préjudice à la personne. La peur (et tous ses dérivés) fait partie de la gamme des émotions que nous sommes capable de ressentir. Bien que cette émotion soit désagréable à vivre, elle a un rôle à jouer.


Prenons l’exemple d’une situation qui revient très souvent dans mes accompagnements : la prise de parole en public. Ressentir de l’anxiété avant une présentation devant un groupe de personnes peut nous indiquer que nous avons besoin de nous préparer davantage. Cette anxiété va nous inciter à travailler sérieusement pour bien connaître notre sujet le jour J. Une absence totale d’anxiété pourrait nous amener à prendre la situation à la légère et à faire preuve de nonchalance dans la phase de préparation et le jour de la présentation.


Le fait de se sentir « parfaitement détendu » dans cette situation, comme on peut l’être sur notre canapé un dimanche matin par exemple, nous conduirait probablement à manquer de dynamisme et à perdre l’attention de nos auditeurs. Ne vaudrait-il pas mieux ressentir un niveau de stress suffisant pour nous mobiliser et faire face le plus efficacement possible à la situation ? C’est ce niveau de stress optimal qu’il faut rechercher pour être bien présent(e), énergique et concentré(e) le moment venu. Mais pour y parvenir, il faut déjà accepter que le stress puisse être bénéfique dans une certaine mesure.


Le stress, positif ?


Alors qu’il est plutôt évident de voir les inconvénients à se sentir stressé, il est beaucoup moins facile de considérer que le stress a aussi ses avantages. Puisque mon niveau de stress était trop élevé dans les situations où j’étais exposé au regard des autres, j’ai longtemps fait l’erreur de croire que le stress était forcément négatif. Par conséquent, je guettais scrupuleusement chaque signe de son apparition. Et si je percevais certains signes, ce qui finit toujours par arriver lorsque l’on focalise toute son attention sur ce qui se passe en soi, je les considérais comme des problèmes. Et comme je considérais ces signes comme des problèmes, ils finissaient par le devenir, en s’amplifiant. Par conséquent, le stress me submergeait, me limitait et m’empêchait d’avoir l’attitude que j’aurais voulu avoir. Les moments pénibles que je vivais provenait à l’origine d’une perception erronée de la réalité.


Le stress est une question de perception. Notre mémoire et toutes nos expériences passées orientent notre manière de vivre une situation. Ce qui génère de la peur pour moi peut très bien vous laisser indifférent, et inversement. Le stress nous renvoie également à ce qui a de la valeur pour nous, à l’importance que l’on donne aux choses, aux situations. Nous ne pourrions pas ressentir de stress par rapport à quelque chose qui nous est indifférent. Le fait de considérer le trac comme le signe qu’il est important pour moi de faire une présentation orale de qualité, d’apporter de la valeur aux personnes qui m’écoutent, m’aide vraiment à maintenir mon stress à un niveau optimal.


Le stress, c’est nous et nos croyances !


Cela nous permet de comprendre que le stress que nous ressentons ne provient pas des autres mais bien de nous-mêmes. Nous percevons le monde extérieur depuis notre propre monde intérieur. Il est commode de faire porter la responsabilité de notre stress à l’environnement ou aux autres. Si je ne ressens pas de stress en l’absence des autres, et qu’il se manifeste en leur présence, cela prouve bien que ce sont les autres qui sont à l’origine de mon stress, non ? Le raccourci est facile et je l’ai longtemps emprunté. Mais il ne m’a pas permis de gagner du temps ni de sortir de mes difficultés.


Ce qui m’a permis de le faire, c’est d’identifier les croyances sur mon incapacité à bien vivre les situations auxquelles j’étais confrontées. Et de prendre conscience du déséquilibre entre les capacités que je me reconnaissais et les exigences perçues de ces situations. J’avais tendance à sous évaluer mes capacités et à sur évaluer les difficultés ou dangers potentiels dans les situations d’exposition. Cette erreur d’appréciation est typique d’une faible estime de soi. Et lorsque l’on a besoin de produire « une performance » devant les autres, l’estime de soi a bien plus d’importance que la capacité réelle à la réaliser.


L’estime, ça détend :-)


A partir du moment où l’on est capable de valoriser ses propres capacités, d’avoir une vision plus objective de ce qu’exige une situation, il est possible d’aborder les événements avec plus de sérénité. La balance se rééquilibre.


Mais comment renforcer la valeur que l’on s’attribue ? Pour renforcer l’estime de soi, il est nécessaire d’identifier les croyances sur soi et de les remplacer par de nouvelles croyances plus aidantes. Avec une estime de soi renforcée, il sera alors possible de se comporter de manière plus adaptés et plus efficaces dans les situations où l’on se sent exposé ou évalué.


Tout comme le stress, l’estime de soi est conditionnée par nos valeurs et par ce qui a de l’importance à nos yeux. Elle se renforce quand on nourrit nos valeurs, nos passions et que l’on avance dans les domaines que l’on considère comme essentiels pour nous. D’où l’importance de bien se connaître, pour mener une vie en concordance avec ses valeurs et avoir une bonne estime de soi. Mais il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les valeurs les plus importantes à nos yeux. Dans ce cas, nous pouvons renforcer notre estime en portant notre attention sur les valeurs importantes que nous parvenons à satisfaire malgré tout. C’est encore une question de perception et de l’endroit où nous plaçons notre focus.


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