RENFORCER LA CONFIANCE EN SOI AVEC LA PNL ET L’HYPNOSE

Dernière mise à jour : 2 août



Je fais le constat, dans le cadre de mes accompagnements, que le renforcement de la confiance en soi est une demande récurrente. Et lorsqu’il ne s’agit pas directement de la demande, c’est souvent une ressource à développer pour atteindre l'objectif de coaching. Cet article est donc dédié à la confiance en soi et je vais m’atteler à répondre à 3 questions concernant ce vaste sujet :


1. qu’est-ce que la confiance en soi ?

2. pourquoi la plupart des gens manquent de confiance?

3. comment renforcer la confiance en soi ?


1. qu’est-ce que la confiance en soi ?


Il existe de nombreuses définitions de la confiance en soi car elle englobe plusieurs dimensions. En effet, la confiance en soi est un terme générique dans le lequel viennent s’imbriquer des notions distinctes mais complémentaires. Pour vous en donner une définition la plus claire possible, je vais m’appuyer sur les 4 éléments qui me paraissent essentiels dans la confiance en soi :


- La confiance en ses capacités

- L’estime de soi

- L’amour de soi

- La persévérance


La confiance en soi, c’est de croire qu’on a les capacités pour agir et faire face dans un domaine donné. Prenons un instant pour analyser cette définition. « Croire » indique qu’il n’y a pas de certitude, on peut donc aussi définir la confiance en soi comme la capacité de passer à l’action malgré les doutes. Cette définition souligne également que la confiance en nos capacités va dépendre du contexte dans lequel nous allons agir. Je peux me sentir très confiant dans ma capacité à résoudre une équation mathématique et beaucoup moins lorsqu’il s’agit d’aborder une fille qui me plaît. La confiance en soi peut alors se concevoir comme une moyenne générale de notre capacité à relever les défis que nous réserve la vie. Si je me sens capable de faire face à la plupart des situations alors j’ai plutôt une bonne confiance en moi. Au contraire, si j’ai le sentiment de ne pas avoir les ressources dans la majorité des cas, c’est que je manque de confiance.


Mais la confiance en soi n’est pas qu’une affaire de ressources et de capacités. Elle est aussi en lien avec l’image que l’on a de soi et la valeur que l’on s’accorde. Le sentiment d’avoir de la valeur est couramment nommé l’estime de soi. L’estime de soi est une évaluation globale de sa valeur en tant que personne. Je peux avoir confiance en mes capacités dans plusieurs domaines et pourtant ne pas avoir une bonne estime de moi, notamment si les domaines en question n’ont pas beaucoup d’importance à mes yeux. A l’inverse, je peux me considérer doué que dans un seul domaine et en retirer pourtant une grande estime personnelle, d’autant plus si ce domaine me permet de nourrir des valeurs importantes pour moi. L’estime de soi est donc conditionnée par nos valeurs et par ce qui a de l’importance à nos yeux. Elle se renforce quand on fonctionne de façon alignée avec ses valeurs, ses passions et non celles des autres. D’où l’importance de bien se connaître, pour mener une vie en concordance avec ses valeurs et avoir une bonne estime de soi.


L’amour de soi est différent de l’estime de soi dans la mesure où je peux avoir de l’estime pour un ennemi alors que s’il est mon ennemi, c’est à priori que je ne l’aime pas. Je peux reconnaître certaines valeurs, certaines qualités chez une personne que je n’apprécie pas alors que je ne peux pas l’aimer. L’amour, à la différence de l’estime, est inconditionnel. Lorsqu’on est amoureux par exemple, on possède la capacité de porter son attention sur les qualités de notre partenaire et de négliger ses défauts. C’est une façon de percevoir l’autre avec un filtre positif, comme si nous portions des lunettes déformantes. La façon dont nous aimons les autres peut nous servir de modèle pour nous aimer nous-même. La relation qui symbolise le mieux l’amour inconditionnel est celle qui lie un parent à son enfant. A priori, un parent aimera toujours son enfant même si celui-ci a de mauvaises notes à l’école, choisit de devenir tatoueur plutôt que médecin ou déclare un jour son homosexualité. L’amour de soi est la capacité de porter le même regard bienveillant sur soi que celui que l’on porte(rait) sur notre enfant. Ainsi, nous parvenons à voir le positif en nous et non l’inverse comme nous avons appris à le faire. Dans la bible il est écrit « aime ton prochain comme toi-même », cela fonctionne à condition de s’aimer soi-même ! La plupart des gens font preuve de bienveillance envers autrui et se montrent très exigeants et sévères avec eux-mêmes. Pour ceux-là, le commandement « aime toi comme tu aimes ton prochain » semble plus approprié.


Le dernier élément constitutif de la confiance en soi est la persévérance. La présence de la persévérance parmi les éléments qui définissent la confiance en soi peut paraître curieuse. En effet, elle est rarement associée à la notion de confiance. C’est pourtant un élément capital. Tout ne peut pas fonctionner du premier coup et il est donc nécessaire de pouvoir se relever et se remettre à l’ouvrage après la chute, à l’image du bébé qui apprend à marcher. La persévérance, c’est la capacité de prolonger ses efforts dans la difficulté. C’est aussi la capacité de se (re)donner le droit à l’erreur, à l’échec pour aller vers ce qui est important pour soi. Pour tous nos apprentissages, pour toutes nos réussites passées, il nous a fallu essayer, nous tromper et recommencer, avant de parvenir au résultat escompté. Si nous démissionnons devant le premier obstacle, difficile alors de ressentir de la confiance en soi, de l’estime ou de l’amour de soi.


2. pourquoi la plupart des gens manquent de confiance?


Maintenant que j’ai défini ce qui englobe la notion de confiance en soi, je vous propose de nous intéresser aux raisons pour lesquelles la plupart d’entre nous manquons de confiance. Bien qu’il existe des débats sur le caractère inné ou acquis de la confiance en soi, il semblerait qu’au départ chaque être humain vienne au monde avec une bonne dose confiance en soi. L’image qui l’illustre le mieux est celle du bébé qui apprend à marcher, tombe et se relève 2 mille fois en moyenne avant de pouvoir se déplacer sur ses 2 jambes. Seriez-vous prêt(e) aujourd’hui à recommencer 2 mille fois une chose importante que vous n’arriveriez pas à faire ? Si nous possédons tous à l’origine un bon niveau de confiance en soi, comment expliquer que cette confiance va se détériorer chez la plupart des gens ? A l’origine de la perte de confiance en soi, il y a souvent de bonnes intentions…


L’exigence « bienveillante » des adultes (principalement les parents mais aussi les professeurs, les entraîneurs etc.) qui veulent le meilleur pour l’enfant et projettent sur lui leurs rêves et leurs espoirs. Cette exigence fait peser une pression importante sur l’enfant qui a peur de mal faire ou de rater quelque chose et finit par croire qu’il ne sera jamais à la hauteur des attentes. Cette impression constante de décevoir entraîne chez l’enfant une forme de découragement et un sentiment d’échec. Sentiment d’échec qui conduit bien souvent à la dévalorisation et à la perte de confiance.


Partant toujours d’un bon sentiment, la surprotection empêche l’enfant de se confronter à la réalité de la vie et de prendre confiance en ses propres capacités. L’adulte qui veut éviter certaines situations désagréables à l’enfant, lui envoie indirectement le message qu’il ne croit pas en ses capacités à y faire face. L’enfant se sent alors dépendant de l’adulte, ce qui peut nuire au développement de son autonomie et de sa confiance.


Pour résumer, le manque ou la perte de confiance provient de la difficulté de correspondre à l’image idéale que l’on s’est construite dans l’enfance. Cette image idéale façonnée par notre éducation, notre environnement et la société, nous parait inaccessible. En mesurant le décalage par rapport à cet idéal, nous vivons un sentiment échec et perdons confiance en nous. La pression liée aux attentes explicites ou présumées des adultes nous amène à ne plus prendre de risque et à ne plus s’autoriser l’échec. Lorsque nous grandissons et devenons adulte, nous n’avons plus besoin des autres pour maintenir cette pression car nous avons appris à nous conditionner nous-même. C’est notre juge intérieur qui prend alors le relais et nous condamne lorsque nous avons l’impression de ne pas être à la hauteur.


3. comment renforcer la confiance en soi ?


Pour renforcer la confiance en soi, il est possible d'agir sur chacun des éléments évoqués dans la définition que j’en ai donnée. C'est le travail de questionnement en coaching qui va permettre de faire émerger la ou les priorités. Le renforcement de la confiance en nos capacités est peut-être l’élément le plus facile à améliorer. Ce n’est finalement qu’une question d’entraînement, de pratique et de répétition. Il s’agit simplement d’investir son temps et son énergie au bon endroit pour que nos « efforts » puissent avoir un impact positif sur notre confiance. Il existe 2 stratégies pour renforcer la confiance en ses capacités :


- Améliorer ses points faibles.

- Renforcer ses points forts.


Ces différentes stratégies sont le reflet d’un certain état d’esprit. Dans la culture américaine par exemple, l’accent sera mis sur les points forts et on aura tendance à tout miser dans le domaine pour lequel on est doué. En France, on sera plutôt enclin à améliorer ses points faibles pour parvenir à une forme d’équilibre et un bon niveau général. Afin d’opter pour l’une ou l’autre des stratégies, il est important de se demander dans quel domaine il vaut vraiment la peine d’investir son temps et son énergie. Autrement dit, dans quel domaine est-il important que je progresse pour gagner en confiance en moi ? Il s’agit à nouveau de faire le lien avec ses valeurs personnelles pour viser au bon endroit.


Dans le cadre de mes accompagnements, j’utilise la PNL ou l’hypnose pour renforcer la confiance en ses capacités. Il existe de nombreuses techniques d'ancrage en PNL pour renforcer la confiance. Si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez lire l'article que j'ai rédigé sur la gestion des émotions avec l'ancrage PNL. J’utilise également la régression en âge, qui consiste à retrouver des moments de réussite, des domaines dans lesquels on a progressé et de vivre à nouveau cette progression en état modifié de conscience. En allant chercher ses « victoires personnelles », ce qui a compté pour nous et nous a réclamé efforts et persévérance, nous nous reconnectons à nos ressources et parvenons à nous projeter dans l’avenir avec confiance. Il semble alors beaucoup plus facile d’envisager que ce que nous avons été capable de faire dans un domaine puisse se transférer à un autre.


En ce qui concerne l’estime de soi, j’ai déjà abordé l’importance de faire le lien avec ses valeurs personnelles pour mener une vie qui puisse nourrir et satisfaire ce qui est important pour soi. Nos valeurs importantes évoluent avec le temps et il est nécessaire de les actualiser régulièrement. C’est un travail que je réalise avec mes outils PNL dans le cadre de mes accompagnements. La première étape consiste à distinguer les valeurs vraiment importantes pour soi de celles qui nous viennent de l’extérieur. Il s’agit ensuite de mesurer le temps et l’énergie que nous consacrons à chacune de nos valeurs et de vérifier la cohérence de cet investissement avec notre hiérarchie de valeurs. Il est également important de définir pour chacune des valeurs, les comportements concrets qui vont permettre de les nourrir et de les satisfaire. Ce cheminement amène fréquemment à établir une nouvelle hiérarchie de ses valeurs. La prise en compte de cette nouvelle hiérarchie permet de s’assurer que notre façon de vivre sera toujours le reflet des valeurs importantes à nos yeux. Lorsque des conflits de valeurs apparaissent lors d’un coaching, certains protocoles tels que la négociation et le dialogue entre parties ou encore le squash visuel vont permettre de rétablir l’harmonie intérieure.


L’amour de soi est la notion qui peut sembler la plus difficile à renforcer. J’ai déjà évoqué une première piste pour le renforcer qui consiste à apprendre à s’aimer soi-même comme on aime l’autre. Le véritable amour est inconditionnel et spontané. On ne choisit pas qui l’on va aimer et, fort de ce constat, il semble difficile de s’aimer soi-même si cet amour n’est pas présent au départ. La bonne nouvelle, c’est que cet amour de soi a bien été présent avant que les circonstances de la vie viennent nous déconnecter de ce sentiment. Avec l’hypnose et la PNL, il est possible d’aller chercher de l’amour pour soi dans notre histoire. Nous éprouvons tous une tendresse particulière pour la magie de l’enfance et c’est justement de notre enfant intérieur que proviendra cet amour inconditionnel. A l’inverse de l’auto-parentage, qui consiste, une fois adulte, à apporter les ressources à l’enfant que nous étions, c’est notre enfant intérieur qui va apporter la ressource d’amour de soi à l’adulte que nous sommes devenus. Il est souvent plus facile de ressentir de l’amour pour l’enfant que nous étions. Dans ce protocole, j’accompagne la personne à faire grandir cet amour depuis son enfance jusqu’à son âge actuel et l’amour de soi grandit en même temps que la personne elle-même.


Lorsque j’ai mis en avant les origines du manque de confiance en soi, j’ai évoqué cette pression qui s’est installée depuis notre enfance. Cette pression liée aux attentes nous amène à ne plus nous autoriser le droit à l’erreur. C’est comme si nous étions paralysés par une angoisse de performance puisque lorsque nous ne sommes pas sûrs de réussir, nous n’osons plus rien tenter. Renforcer sa persévérance serait finalement de s’autoriser à nouveau l’erreur ou l’échec. La reconnexion aux valeurs importantes pour soi est très importante pour retrouver cette volonté de sortir à nouveau de sa zone de confort et de persévérer dans la difficulté. Pour renforcer cette capacité, j’utilise un protocole qui consiste à réaliser le cheminement depuis ce que l’on veut laisser derrière soi jusqu’à l’objectif que l’on s’est fixé. Ce chemin se parcourt de manière symbolique à l’aide d’une ligne de temps imaginaire mais aussi de manière réelle, avec un déplacement dans l’espace. L’état modifié de conscience permet à nouveau de trouver les ressources afin d’amorcer le premier pas, de vaincre les résistances qui nous empêche d’avancer, et de persévérer lorsque les circonstances nous amènent à faire un pas en arrière. Chaque pas est un rituel, chargé de symbole et le parcours représente la détermination à atteindre ce qui est important pour soi. Lorsque vous avez vécu le protocole, vous savez exactement pourquoi c’est essentiel pour vous d’arriver à destination et alors plus rien ne peut vous arrêter.


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