STRUCTURE DU LANGAGE ET MÉTA MODÈLE


Le langage est utilisé de façon externe pour communiquer avec les autres et de façon interne pour élaborer nos pensées. Mais les mots que nous utilisons pour exprimer une expérience vécue ne sont pas l’expérience en elle-même. En Programmation Neurolinguistique (PNL) on dit que « la carte n’est pas le territoire ». Nous captons et filtrons les informations provenant du monde grâce à nos 5 sens et notre système neurologique nous permet de traiter ces informations à travers différents mécanismes de pensée inconscients (voir plus bas). Par conséquent, nous n’agissons pas directement à partir des informations issues du monde, mais à partir des représentations que nous nous faisons de ces informations. Les mots ne constituent qu’une représentation partielle de l’expérience sensorielle globale que nous vivons. De plus, un même mot ne renvoie pas chacun à la même expérience ou à la même signification.


Structure de surface et structure profonde


Nous pouvons nous représenter la structure du langage comme un iceberg, avec une partie émergée et une partie immergée. La partie visible ne représente finalement qu’une infime partie de l’ensemble de l’iceberg qui se situe, dans sa grande majorité, sous la surface de l’eau. De la même façon, le langage présente une structure de surface (les mots prononcés) ainsi qu'une structure profonde (l’expérience sensorielle et sa signification, que les mots tentent de décrire).


La structure de surface est facilement accessible, c’est le discours que nous prononçons, alors que la structure profonde n'est que très peu exprimée lorsque nous communiquons. La structure profonde contient des expériences et des informations qui ne sont pas énoncées par la structure de surface.


En effet, le passage de l’expérience sensorielle (structure profonde) à la structure de surface (le discours) s'accompagne généralement d'une perte ou d'une distorsion de l'information.


Il existe 3 processus linguistiques distincts qui nous éloignent de notre expérience réelle :


- L’omission (ou la suppression) : une partie de la réalité manque.

- La généralisation : une expérience est étendue à toutes catégories.

- La distorsion : la réalité est déformée.


Ces 3 processus inconscients vont influencer radicalement la perception que nous avons d’une expérience, et par conséquent la façon dont nous allons la décrire. Même si ces différents processus rendent l’exploration de la structure profonde plus difficile, ils jouent un rôle utile dans l’expérience de vie humaine.


L' omission :

L’omission est un processus de sélection d’informations qui oriente l’attention sur certains aspects d’une expérience au détriment d’autres aspects. Ainsi, nous faisons abstraction d’une partie de la réalité. L'omission est une faculté très utile quand il nécessaire de se concentrer par exemple. Elle nous évite d’être submergés par le flux d’informations que nos sens perçoivent en continu. Ce processus devient problématique lorsqu’il nous empêche d’avoir accès à certaines informations qui nous permettraient de sortir d’une difficulté.


La généralisation :

La généralisation est le processus par lequel on tire d’une expérience personnelle et ponctuelle une conclusion générale, qui sera appliquée à toutes les situations similaires. La généralisation est l'un de nos principaux mécanismes d'apprentissage. Elle repose sur notre capacité à étendre ce qu'on a appris dans une expérience, à toutes les situations appartenant à la même catégorie ou à des catégories proches. Ce processus peut aussi nous amener, à partir d’une seule expérience, à généraliser de façon abusive.


La distorsion :

La distorsion est une déviation entre les données sensorielles et leur interprétation. La distorsion est la clef de la créativité. Elle nous donne la faculté d'inventer et de trouver de nouvelles options. Dans certaines circonstances extrêmes de la vie, il peut arriver que la distorsion devienne indispensable pour survivre. La distorsion devient problématique lorsqu’elle nous amène, par exemple, à attribuer des intentions à d’autres personnes ou à faire des présuppositions négatives en l’absence d’éléments objectifs.


Le Méta Modèle pour enrichir notre modèle du monde


Ces 3 mécanismes de pensée inconscients vont modeler notre perception de la réalité et le travail du coach consiste à remettre la personne en contact avec son expérience réelle. Pour cela, le coach va utiliser le Méta Modèle, qui est un ensemble de processus linguistiques utilisés dans le but de retrouver l’expérience perceptuelle occultée par le discours.


Le Méta Modèle est un ensemble de questions qui permet d’accéder à la structure profonde du langage et de ne pas s’arrêter au seul contenu du message. Ce travail de questionnement vise également à retrouver les informations perdues au cours du processus qui consiste à exprimer l'expérience sensorielle avec des mots. L’expertise du coach lui permet d'identifier et de questionner les omissions, généralisations et distorsions qui limitent le modèle du monde de la personne. La personne ainsi questionnée aura la possibilité de prendre conscience de certaines informations utiles qui n’étaient pas accessible jusque-là, d’enrichir son modèle du monde, et de disposer d’un choix plus large dans des situations où celui-ci semblait limité ou inexistant.


En plus du filtre neurologique et des mécanismes qui ont été décrits ci-dessus, d’autres filtres interviennent dans l’élaboration de nos « cartes mentales » et de notre représentation du monde. Notre culture, transmise essentiellement par le langage, contribue à former ou déformer nos représentations de la réalité. Notre éducation, le milieu social dans lequel nous avons grandi, nos expériences personnelles filtrent ce que nous percevons dans le monde et façonnent les représentations que nous nous en faisons.


Si vous vous sentez limité dans certains contextes et que vous souhaitez modifier votre perception de la situation, je serai ravi de vous aider à trouver les clés et de vous accompagner vers le changement.

32 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout