LES 8 COMPOSANTES DE NOS ÉMOTIONS

Dernière mise à jour : 2 août

Inspiré du livre “Au coeur des émotions” de Cameron-Bandler et Lebeau

Mieux comprendre comment sont composées nos émotions nous aide à pouvoir en changer plus facilement. Voici les 8 composantes émotionnelles sur lesquelles vous pouvez agir pour changer d'émotion :


  • Le cadre temporel (passé, présent, futur). Chaque émotion a son cadre temporel spécifique. Par exemple, le regret est un sentiment pour lequel on se réfère au passé en considérant ce que nous aurions pu ou dû faire différemment. Pensez à l'enseignement que vous avez tiré de cette expérience passée, et comment il vous permettra d'agir de manière plus satisfaisante à l'avenir, devrait vous aider à changer votre émotion. Si vous éprouvez une émotion pour laquelle le cadre temporel est une composante importante, vous pouvez la modifier en portant votre attention sur un autre cadre temporel.

  • L'opérateur modal. Les opérateurs modaux sont représentés par les verbes, "vouloir", "pouvoir", "falloir", "devoir". La modalité est l’expression de votre motivation profonde dans un contexte précis. Elle représente une croyance et influence votre émotion et votre réaction dans une situation donnée. Beaucoup de nos émotions dépendent en partie des modalités que nous leur associons. Si vous considérez que vous devez faire personnellement quelque chose, vous ne vous posez plus la question de savoir si vous êtes capable de le faire mais comment vous allez le faire.

  • L' implication. « J’espère que ça va bien se passer ». Si vous vous dites cela intérieurement, essayez plutôt de vous poser la question « Que puis-je faire pour que ça se passe bien ? ». Le sentiment d’implication n’est pas le même et dans le second cas, vous avez un rôle à jouer pour que les choses se passent bien. Le sentiment d’implication influence les émotions et oriente le comportement de manière active ou passive.

  • L'intensité. Des émotions structurellement proches peuvent devenir très différentes selon l’intensité. Exemple : curiosité < intérêt < attrait < obsession. Il est souvent possible de passer d’une émotion à une autre en changeant l’intensité ressentie à ce moment-là. Pour cela, vous pouvez augmenter l’intensité de vos sensations, de vos images et de votre dialogue interne. Réduire l’intensité d’une émotion est plus difficile. En effet, on peut comparer l’intensité des émotions avec l’assaisonnement d’un plat. Vous pouvez facilement ajouter des épices mais difficilement en enlever. Il est parfois plus simple de changer d'émotion que de réduire l’intensité ressentie d'une émotion.

  • La comparaison. Quand vous percevez ce qui est différent dans un contexte donné, la démarche de porter votre attention sur les similitudes (et inversement) peut changer complètement la manière de percevoir une personne ou une situation. De même, lorsqu’on perçoit ce qu’on n’aime pas chez une personne ou dans une situation, se concentrer sur ce qu’on apprécie modifie notre état interne.

  • Le tempo. Chaque émotion a son propre tempo. Exemple d’émotions à tempo lent : ennui, découragement, patience, solitude… Exemple d’émotions à tempo rapide : exaltation, panique, colère, impatience... Exemple d’émotion à tempo régulier : calme (régulier + lent). Exemple d’émotions à tempo saccadé : nervosité, anxiété. Changer de tempo par la respiration, le mouvement, la posture…, peut modifier les émotions de façon radicale.

  • Le critère. Les émotions surviennent dans un contexte précis, dans une situation particulière. Le ou les éléments qui composent ce contexte sont les critères. Si, par exemple, vous apprenez que vous allez devenir parent et que vous vous référez au critère de « gain », en voyant ce que la parentalité va vous apporter, vous envisagerez le futur de manière positive. Si, au contraire, vous vous référez au critère de « perte », en considérant toutes les choses que vous ne pourrez plus faire, la venue de l’enfant sera perçue comme un évènement angoissant. La seule différence dans l’une ou l’autre situation, est le critère de gain ou de perte.

  • La taille du découpage. Percevoir une situation dans sa globalité ou comme un assemblage de petites choses entraîne des émotions différentes. Devant un objectif qui paraît trop grand dans sa globalité et vous décourage, le découper en petits objectifs qui vous semblent atteignables devrait vous permettre de retrouver de la motivation. Dans un contexte qui engendre une émotion limitante, demandez-vous de quelle quantité de détail vous avez réellement besoin pour bien vivre la situation.


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