VAINCRE SA TIMIDITÉ : LES 4 ERREURS FATALES AUX TIMIDES



L’Évitement des situations d’exposition : Vous avez peut-être déjà entendu l’adage « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles à faire qu’on ne les fait pas, mais c’est plutôt parce qu’on ne les fait pas qu’elles sont difficiles ». Bien souvent, le meilleur remède à l’imaginaire, c’est la confrontation au réel. En évitant la situation redoutée, le timide se prive de l’opportunité de constater que la situation réelle est finalement bien moins menaçante que celle qu’il a imaginée. L’évitement est une solution à court terme qui va soulager provisoirement les symptômes indésirables qui commencent à apparaitre à l’approche de l’exposition. Mais en fuyant la situation, on ne développe pas ses compétences personnelles pour lutter contre l’anxiété et on entretient la problématique. En effet, cette stratégie laisse libre court à l’imaginaire débordant et souvent pessimiste du timide. Son fantasme peut prendre alors des proportions énormes dans son esprit. De plus, cette stratégie conforte le timide dans l’idée qu’il a échappé au pire et, par conséquent, prépare et renforce l’angoisse ultérieure…


La Confrontation aux situations sans préparation : Nous avons vu qu’il était nécessaire pour le timide de se confronter aux situations qui le rendent anxieux pour désamorcer l’escalade de ses projections négatives. Cependant, la confrontation à la situation redoutée doit se faire de manière progressive et structurée. Ne prenez pas au pied de la lettre l’expression « c’est en forgeant que l’on devient forgeron ! ». Sans préparation, les évènements se dérouleront pour le timide comme à l’accoutumé, c’est-à-dire de manière douloureuse et embarrassante. L’expérience que le timide va vivre n’a alors aucune chance de modifier positivement la perception qu’il se fait de la situation. Si l’expérience est aussi pénible que celle qu’il s’était figurée, elle ne peut que renforcer ses croyances limitantes. Le timide va alors ruminer son nouvel échec et se dévaloriser davantage, ce qui ne va pas vraiment l’aider à préparer la prochaine situation d’exposition…


La focalisation sur les symptômes physiques : Bien souvent, le timide s’astreint à une observation minutieuse de ses symptômes comme si, en le repérant, il serait capable de les contrôler par la force de sa volonté. Malheureusement, tous les symptômes que l’on retrouve chez les timides (rougissements, transpirations, tremblements, bégaiements…) ne se contrôlent pas par la pensée. Pourtant, le timide s’accroche à la croyance qu’il va pouvoir « dompter » ses symptômes s’il guette scrupuleusement leur apparition. Mais dans son cas, c’est précisément la tentative de contrôle qui lui fait perdre le contrôle. C’est un cercle vicieux qui se met en place avec pour conséquence d’amplifier les symptômes. Il est nécessaire de mettre en place des stratégies pour focaliser l’attention sur tout autre chose que soi.


La volonté de masquer son malaise : Puisque les symptômes physiques échappent au contrôle du timide, il adopte une autre stratégie qui va s’avérer tout aussi contreproductive. Cette stratégie consiste à dissimuler autant que possible les signes de malaise qu’il ressent. Le timide tient à donner une bonne image de lui-même et montrer qu’il ne parvient pas à contrôler ses émotions n’est pas acceptable de son point de vue. Il veut absolument faire bonne figure le temps que va durer son exposition mais il redoute terriblement au fond de lui que « l’imposture » soit révélée. Toute l’énergie et l’attention que le timide consacre à masquer ses signes de détresse se retournent bien souvent contre lui. Car « tout ce que l’on tente de réprimer finit par s’exprimer ». Cette volonté de cacher ses symptômes renforce donc un peu plus le cercle vicieux… Une façon assez simple en théorie de briser ce cercle, mais qui demande beaucoup de courage en pratique, est d’annoncer ouvertement son malaise avant de commencer son intervention. Cela permet au moins de libérer le timide de la pression que son malaise soit démasqué (ce qui est bien illusoire d’après mon vécu).


Si vous souhaitez aborder les situations sociales d’une façon beaucoup plus sereine et surtout plus efficace, il est nécessaire de briser d’abord la chaine infernale (le cercle vicieux) en modifiant les stratégies que vous utilisez et qui ont été inefficaces jusqu’au présent. N’hésitez pas à me contacter pour en savoir +


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